Origine du sweat à capuche

Tu penses que les sweats à capuche ont toujours existé ? Que les sweats à capuche n'ont pas plus d'historique qu'un vulgaire pantalon ? Qu'ils sont l'incarnation de la streetwear ? Que les sweats à capuche sont l'incarnation même du streetwear ? Et bien tu as pas totalement raison, sais-tu quel âge à cet article de mode ?

Plongeons dans l’histoire de l’un des vêtements streetwear les plus emblématiques des 80 dernières années : Le sweat à capuche.

Histoire de la capuche

Moine cape capuche

Les capuches ont des siècles, c'est une grande invention ! En fait, il y a des traces qui remontent à l'époque médiévale en Europe. Les moines portaient des capes à capuche, mais les travailleurs de plein air aussi. Les capuches remontent donc du 12ème siècle !

L’origine du sweat à capuche ( ou « hoodie » en anglais )

sweatshirt champion

Le sweat à capuche est né d’origines modestes. Champion qui a vu d’abord le jour sous le nom de « Knickerbocker Knitting Company » en 1919, prétend avoir fabriqué les premiers sweatshirts. Champion a commencé à fabriqué des pulls au début des années 1930, après avoir mis au point des méthodes pour coudre des sous-vêtements plus épais.

Dans les années 1930, les sweats à capuche sont devenus une sorte d'uniforme pour les travailleurs des usines frigorifiques aux États-Unis. En effet les travailleurs dans ces usines, ainsi que les élagueurs qui travaillaient pendant l’hiver exigeaient à leurs employeurs des vêtements qui leur fournirait plus de chaleur que leurs tenue de travail.

Pendant ce temps, Champion travaillait directement avec les universités pour déterminer leurs besoins en matière de vêtements et a fini par fabriquer le sweat à capuche double épaisseur que les athlètes de football américain portaient sur le terrain par mauvais temps.

champion et université

Le hoodie a fait le saut de l’aspect pratique au style personnel lorsque les athlètes ont commencé à donner leurs habits de terrain à leurs petites amies pour qu’elles le portent. Tout comme aujourd’hui, les écoles secondaires ont été un terreau fertile pour la mode de rue, et rapidement le sportswear est devenu un style à la mode.

Avance rapide jusqu’au milieu des années 70, alors que la culture hip-hop se développaient dans les rues de New York. Eric « Deal » Felisbret, l’un des premiers auteurs de graffiti, se souvient du sweat à capuche qui est apparu sur la scène vers 1974 ou 1975. « Les gens qui les portaient étaient tous des gens  que l’on admirait dans le contexte de la rue », se souvient Eric, qui dit que les graffeurs utilisaient le hoodie pour faire profil bas, et que les break-dancers le portaient pour garder leur corps au chaud avant de se mettre à danser »
Eric se souvient aussi que d’autre personnes les porter, un groupe de gens qui apparaissaient à l’arrière-plan de la culture urbaine : « les braqueurs »

eric felisbret graffeur

Ils étaient essentiellement des agresseurs qui avaient de bonne raison de dissimuler leur identité en se cachant derrière une capuche.

La bonne raison aussi du pourquoi ce type de gens les porter ( braqueurs, graffeurs, break-dancers ) nous dit Deal : « C’était des vêtements peu coûteux, lavable et facile à porter, et cet aspect chauffant pratique »

 

Le sweat à capuche et le skateboard

skateur illegal piscine

 

Au début des années 80, la pénurie de skate-parks forçait les skateurs à s’adapter et à skater partout où ils le pouvaient, légalement ou non. « En étant skateur, on se faufilait dans les parkings, les piscines publiques abandonnées, la capuche était une bonne façon de cacher son visage » explique Jocko Weyland, auteur et skateboarder.

Cette attitude hors la loi est devenu une source de fierté, et le magazine de patinage Thrasher ( Fondé en 1981 ) l’a renforcée en imprimant des faits-divers d’altercation entre les skateurs et la police.

 

Le sweat à capuche et le hip-hop

raekwon champion hoodie

Les années 90 ont vu l’émergence d’un gangsta rap particulièrement dur, et des groupes comme Wu Tang Clan et Cypress Hill avaient un code vestimentaire épuré pour allée de pair avec leurs attitudes insolente. La couverture de l’album classique « Enter The Wu-Tang ( 36 Chambers ) de 1993 est une représentation particulièrement sombre du sweat à capuche.

Avec le temps, les cultures hip-hop et skate ont trouvé un terrain d’entente dans le dégoût que la société avait pour elles. Ils se sentaient tous harcelés par la police. Ainsi, les hoodies étaient encore plus lié à une culture de défiance.

Des créateurs de vêtements comme Ralph Lauren, Tommy Hilfiger ou encore Giorgio Armani en ont pris note, s’inspirant de la mode urbaine. Ils ont aidé à ramener le sweat à capuche des universités dans la rue en les ajoutant à leurs collections.

Le sweat à capuche au cinéma

rocky balboa sweat à capuche

Le film Rocky a également été considéré comme le l’initiateur de la popularité croissante de ce vêtement. Il y avait peut-être des hoodie dans les années 1970, mais le nom lui-même n'a pas été populaire avant les années 1990.

 

Le sweat à capuche controversé 

lebron james tweat trayvon martin

Les mêmes capacités de camouflage qui ont fait passer le sweat à capuche des usines frigorifiques des années 1930 et des terrains de sports aux dressings de l’underground sont aujourd’hui considérées comme une menace pour le bien public par certains.

Lorsque un vol ou une agression se produit et que la description de l’agresseur comprend un sweat à capuche, le sweat à capuche est traîné dans la boue. Beaucoup de lycées l’ont banni de leur code vestimentaire.

Notamment dans l’affaire Trayvon Martin, ce jeune de 17ans tué par balle en Floride en 2012, à la suite d’une confrontation apparente avec un bénévole de surveillance du quartier. Trayvon portait un sweat à capuche.

Dans les semaines qui ont suivi la mort tragique de Trayvon, le hoodie est devenu un symbole de soutien pour ceux qui croient que justice n’a pas été rendue. Des millions de marches blanche à capuche dans toutes les villes du pays ont eu lieu.  On a même pu voir des membres du Congrès et des joueurs de la NBA porter le sweat à capuche en solidarité. Les artistes se sont aussi impliqué, lors d’un concert en Floride, les Red Hot Chili Peppers portaient des hoodies avec comme motif « Ode to Trayvon, Stand What Ground » ( Hymne à Trayvon, Défendre quel territoire ) dans le dos.

 

Red hot chilli peppers trayvon martin

 

Non Conformisme et culture adolescente des années 200

mark zuckerberg sweat à capuche

Peu importe à quel point le sweat à capuche est devenu répandu et accepté, il transporte encore beaucoup de bagages. Marc Zuckerberg a fait sensation lorsqu'il a choisi de rencontrer des investisseurs de Wall Street en sweat à capuche. S'agissait-il d'un simple stratagème ? Encore une fois, le sweat à capuche a fait l'objet d'un débat avec la conclusion que Marc portant un sweat à capuche avait plus à voir avec son image de non-conformiste qu'avec une déclaration de mode.

 

Conclusion :

sweat à capuche birdsfive

À ce jour, l'héritage durable et la signification culturelle du sweat à capuche est une histoire sans fin. Qu'il s'agisse d'un vêtement utilitaire, d'une mode tendance ou d'un symbole culturel, une chose est claire : le sweat à capuche, avec toutes ses vertus (et ses inconvénients perçus), est là pour rester. Et en 2019, les sweats à capuche sont toujours à la mode !

Les sweats à capuche sont si populaires parce qu'ils sont polyvalents. Ils offrent de la chaleur par temps frais, une protection contre les averses de pluie. Nos hoodies Birdsfive sont des sweats à capuche qui conservent cette touche hip-hop des années 90 avec des coupes amples. Le sweat à capuche REFUSION est un hoodie streetwear merveilleux qui est parfait pour une soirée fraîche d'été ou pour ajouter de la chaleur à une journée d'hiver.  Si vous voulez quelque chose de plus monochrome, le Birdsfive GRUE a des tons monochromes avec une touche de rouge. Enfin, si vous aimez les graffitis, ce sweat à capuche HAMAGU a des motifs se mariant parfaitement avec le style skateur.